Rêveries d'un promeneur solidaire

Rêveries d'un promeneur solidaire

Nous l'avouerons avec un brin de honte : l'épreuve des premiers jours de grève fut un enchantement obscène ! Fini de courir partout, enfin en bus, en métro, en Uber... Vive la marche qui irrigue, anime et avive le cerveau et les songes ! Ah le bonheur infini de traverser les jardins endormis du Palais-Royal à la poursuite du fantôme de Gérard de Nerval qui, autrefois, y promenait en laisse... un homard en s'exclamant ainsi : en quoi ce crustacé « est-il plus ridicule qu'un chien, qu'un chat, qu'une gazelle, qu'un lion ou toute autre bête dont on se fait suivre ? J'ai le goût des homards, qui sont tranquilles, sérieux, savent les secrets de la mer, n'aboient pas ». « Et ne mordent pas », aurait-il pu ajouter. Mais notre poète maudit a mal terminé puisqu'on se souvient d'une tentative d'homicide sur son ami Théophile Gautier. Enfin, il finit par se pendre à un lampadaire près de la place de l'Hôtel-de-Ville. C'était en 1855 et, sur ce coup-là, on ne peut pas dire qu'Anne Hidalgo y fut ...

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À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé