Réviser pour le bac grâce aux archives du Magazine Littéraire

Réviser pour le bac grâce aux archives du Magazine Littéraire

Durant cette période de confinement, nous proposons aux lycéens une sélection d’archives du Magazine Littéraire en accès libre pour réviser les œuvres littéraires au programme du bac 2020.

  • Les Contemplations de Victor Hugo (livres I à IV) 
  • Les Fleurs du Mal de Charles Baudelaire
    • « Des Fleurs du Mal au Spleen de Paris » : Retour sur quelques faits marquants du parcours d’écriture de Charles Baudelaire pour tenter d’éclairer son projet poétique.
    • « Les Fleurs au tribunal » Les Fleurs du Mal furent condamnées parce qu'elles disaient la nudité des corps dans la nudité d'une poésie enfin dépouillée de tout artifice rhétorique. Avec cette condamnation, la poésie devient chose socialement et politiquement sérieuse, une affaire d’Etat. 
  • Alcools de Guillaume Apollinaire
    • Le monostique d'Alcools : Analyse de « Chantre », ce poème d’un seul vers qu’Apollinaire a glissé dans son recueil. Un vers peut-il fonctionner isolément ? Comment ce poème s’inscrit-il dans l’histoire de la poésie ?  
  • Essais de Montaigne, « Des Cannibales », I, 31 ; « Des Coches », III, 6
    • « Un moi toujours à l’essai » : Dans « Des Coches », Montaigne évoque l’Amérique, et tout ce qu’elle révèle du vieux monde. Réflexion sur l’altérité et la relativité des valeurs.
    • « Montaigne aujourd’hui » : Les Essais de Montaigne ont traversé les époques sans jamais perdre de leur actualité. En 1992, les textes « Des Cannibales » et « Des Coches » suscitent l’intérêt de l’anthropologue Lévi-Strauss, en raison de la sensibilité qui y est exprimée à l’égard de la variété des coutumes.
    • « Decousu et hardy » la langue de Montaigne: Les Essais sont d’abord l’essai d’une langue faite d’avancées, de reculs et de ruptures, une langue qui se caractérise par une liberté de parole, un usage de la formule, de la concision et de l’ellipse. Décryptage de la prose foisonnante de Montaigne. 
  • Fables de Jean de La Fontaine (livres VII à XI)
    • « Le métier d’enchanter » : Quel pouvoir détiennent les fables, ces narrations qui illustrent une maxime ? « Instruire et plaire » : tel était l'impératif de Jean de La Fontaine, que reprendra à son compte Charles Perrault.
  • La Princesse de Clèves de Madame de Lafayette
    • « La Princesse de Clèves, quête de l’exactitude » : Si le récit de Mme de Lafayette paraît d'abord voué aux non-dits et à l'allusif, son héroïne s'applique à toujours plus préciser l'analyse de soi et des autres. Outre les tropes qui voilent les sentiments, il faut aussi insister sur l’écriture analytique du roman, qui mène à une véritale connaissance des passions.
    • « La Princesse de Clèves »La Princesse de Clèves déclenche dès sa parution une violente querelle littéraire. Comment interpréter le renoncement de Mme de Clèves à épouser celui qu’elle aime alors qu’elle est veuve ?
    • « La dame de feu et de fer » : Avec La Princesse de Clèves, Mme de Lafayette invente le « roman d'analyse », mais aussi un héroïsme particulier : résister à son brûlant désir, sans rien attendre en retour.
  • Le Rouge et Noir de Stendhal 
  • Mémoires d'Hadrien de Marguerite Yourcenar 
    • « Faire corps avec son âme » : Dans Les Mémoires d’Hadrien, le héros Hadrien se résout à en parler lorsque l'âge et la maladie révèlent la désertion de son corps. Ce qui fait l'originalité de Yourcenar, c'est de tisser tout au long de son oeuvre un dialogue entre l'âme et le corps.
  • Phèdre de Jean Racine
    • « Racine les joies de la tragédies » : Pour Racine, la tragédie est certes ce qu'elle était déjà pour le grand Corneille : l'espace où résonne et s'étend « la violence des passions », où le péril de la destruction, bien que la préface de Phèdre fait mine de défendre une fonction moralisante de la tragédie.
  • Le Mariage de Figaro de Beaumarchais
    • « Maître ici, valet là » : Au XVIIIe siècle, les comportements et les mentalités se modifient, des revendications éclosent, maîtres et valets quittent leurs rôles stéréotypés car il arrive que la loterie, celle qui fait naître « maître ici, valet là »  (Beaumarchais, Le Mariage de Figaro), redistribue les cartes. Marivaux et Beaumarchais, deux grands dramaturges de ce siècle, s’emparent de ces bouleversements sociaux.
  • Oh ! Les Beaux jours de Samuel Beckett 
    • « Par-delà l’apocalypse » : Dans les pièces de Samuel Beckett, tout flanche, tout s'enfonce progressivement, comme Winnie dans Oh les beaux jours. Mais le néant et le désespoir ne gagnent jamais définitivement, malgré la dimension apparemment catastrophiste qui transparaît dans son œuvre.

 

Photos : Baudelaire © Artokoloro / Quint Lox / Aurimages ; Stendhal © Granger Coll NY / Aurimages ; Hugo © Gianni Dagli Orti / Aurimages

Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

Nos livres

À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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► Roberto Bolaño, et de deux : en complément de l'ensemble « Il faut relire » consacré à l'écrivain

► Entretien avec Jacopo Rasmi : avec Yves Citton, il signe l'essai Générations collapsonautes