Résidences inflammables

Résidences inflammables

L'arrivée d'une résidente révèle combien une banlieue argentée était faussement paisible.

Celeste Ng est romancière comme d'autres sont artificiers : ses personnages sont de la poudre à canon et leurs relations sociales, des étincelles dangereuses. La Saison des feux s'ouvre sur le bouquet final : l'incendie de la belle maison des Richardson, point vers lequel convergeront ensuite tous les arcs narratifs comme autant de cordons détonants se consumant lentement mais sûrement. Puisque tout est affaire de chimie explosive dans ce roman finement composé, l'intrigue trouve son point de départ avec l'introduction d'un corps étranger dans un organisme moins stable qu'il n'y paraît : Mia Warren, mère célibataire et artiste à la vie nomade, s'installe avec sa fille Pearl à Shaker Heights, banlieue argentée de Cleveland, ordonnancée selon un plan d'urbanisme rigoureux et une charte de voisinage rigide. Elle loue, dans la partie la moins chic de la ville, un petit appartement à la famille Richardson.

La Saison des feux allume par la suite une série de foye ...

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Grand entretien

Claire Marin © HANNAH ASSOULINE/Ed. de l'Observatoire

Claire Marin
Auteure de Rupture(s) (éd. de l'Observatoire)

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