Qui a vu l'ours ?

Qui a vu l'ours ?

En Alaska, une ado sauvage est victime d'une agression dont elle occulte le souvenir.

Nombreux, dans les romans publiés par les éditions Gallmeister, sont les personnages aspirant à retourner à la nature - à s'y fondre, à s'y oublier. À cet égard, le bien titré Sauvage n'aurait pu trouver meilleur foyer. Tracy Petrikoff, son héroïne, vit en Alaska avec son petit frère et son veuf de père (la mère est morte il y a peu, renversée par une voiture). À 17 ans, elle est l'adolescence incarnée : différente, solitaire, torturée. Son altérité, elle la porte comme une seconde peau. « J'ai toujours su lire dans les pensées des chiens », clame-t-elle en ouverture. Virée du lycée, elle passe son temps dans la forêt, à poser des pièges et à courir les bois. Un jour, un homme l'attaque, « une espèce de gros ours au torse puissant, avec une barbe drue et grisonnante ». Elle tire son couteau. La suite ? Elle ne se la rappelle pas. L'ombre de son agresseur, dont elle craint le retour, commence à la hanter.

Arrive Jesse Godwin, un vagabond du même âge, qui cherche du ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Nos livres

À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

Offrez un abonnement au Nouveau Magazine littéraire

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon