Qui châtie bien

Qui châtie bien

Selon l'éditeur français de Michael Connelly, le roman policier, mettant en scène la restauration d'un ordre rompu par le crime, rejoue le pacte qui nous lie à l'État de droit.

A moins d'en être la victime, le crime est une réalité dont on entend parler dans les médias seulement lorsqu'il a été particulièrement sanglant ou qu'il a frappé un personnage important. Plus tard, la presse l'évoquera de nouveau à l'arrestation du suspect, lors du procès et à l'énoncé de la sentence, les étapes de l'enquête qui a conduit à l'arrestation et le procès lui-même ne faisant pas toujours l'objet d'une grande attention. Si terrifiant soit-il, le crime n'est quand même qu'un fait divers. Il suffit pourtant de se mettre à la place de la victime ou de ses proches pour être horrifié, craindre pour soi, voire se demander si l'on ne pourrait pas soi-même... qui sait ? dans certaines circonstances... commettre un acte aussi horrible. D'où la fascination qu'exerce le crime et le succès des ouvrages qui en traitent - dont le roman policier, ce dernier ayant l'avantage sur la réalité de faire trembler, et réfléchir, « pour de faux ». Il a aussi celui de resserrer, dans le temps de ...

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Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

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 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon