Les livres en prennent pour leur grade

Les livres en prennent pour leur grade

Les lettres et l'uniforme font en France souvent bon ménage, comme le prouvent les succès des plumes d'état-major, dont le dernier en date est signé par le général de Villiers.

Voici un général qui fascine ! Et ce nouveau sexe-symbole intellectuel n'est autre que le général Pierre de Villiers (1). Le frère de l'autre Villiers, Philippe. Propulsé en quelques mois auteur à succès, l'ancien chef d'état-major des armées vole de plateaux en studios, et de librairies en bibliothèques. Son nom est suggéré pour les plus hautes fonctions. Mais d'où vient cette mouche rédactrice qui pique ce général retraité ? Est-ce le fruit d'une tradition ou d'une novation ?

Sous la IIIe République, les militaires nageaient en politique tels des poissons dans l'eau. Une bonne carrière s'achevait au gouvernement, de préférence au ministère de la Guerre. C'était le temps des André, Mercier et, pourquoi l'oublier, de Boulanger. Ces généraux à maroquin étaient adeptes de la littérature. Comme leurs lointains devanciers Clausewitz et Jomini, analystes majeurs des guerres napoléoniennes, ils voulaient livrer leurs plans à la postérité. L'Académie française les a ...

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Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

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DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon