Lola Gruber, que lisiez-vous enfant ?

Lola Gruber, que lisiez-vous enfant ?

Petite, j'adorais les nouvelles de Poe. Je me souviens du Coeur révélateur : c'était la première fois que je découvrais qu'un livre pouvait donner des frissons. J'avais aussi adoré Le Journal intime de Sally Mara (de Raymond Queneau), un livre plein de cochonneries pour vieux messieurs, mais ça me passait au-dessus. Toujours au chapitre des cochonneries qui m'échappaient, j'avais beaucoup aimé Claudine à l'école : j'étais fascinée par l'aisance de cette enfant rebelle, qui déjouait à peu près toutes les perversités des adultes. Je lisais beaucoup Sherlock Holmes aussi. J'aimais l'idée que quelqu'un pouvait tout voir de vous d'un coup d'oeil. Cela suscitait chez moi le rêve d'être percée à jour, et ça me faisait plutôt peur... Petite, je finissais tous les livres, j'avais l'impression que c'était mal de ne pas les finir.

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« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard