Proust à La Havane

Proust à La Havane

Au prétexte de partir sur les traces d'une Vierge noire disparue, un ancien flic mélancolique part à la recherche d'un temps perdu.

Trente ans que Mario Conde a fait irruption dans le polar, entraînant ses lecteurs dans les ruelles de Cuba. Et trente ans que Leonardo Padura se promène à ses côtés. Cahin-caha, les deux sont parvenus à la soixantaine, et les plus belles pages de cette Transparence du temps sont au début, lorsque Padura-Conde constate avec effroi l'approche de cet âge. L'ancien flic va reprendre du service parce qu'un de ses amis d'enfance, marchand d'art, lui demande de retrouver une Vierge noire à laquelle il dit beaucoup tenir.

L'argument, classiquement chandlerien, début prétexte, nous entraîne moins dans le milieu des marchands d'art et dans la résolution d'une intrigue un peu indifférente que dans les tourments d'un personnage vieillissant dans un Cuba dont l'« ouverture » lui échappe. Les homosexuels sont mieux traités, les bidonvilles de migrants ont fait leur apparition, les trafics pullulent, et le grand voisin s'infiltre désormais plus par ses dollars que par ses barbou ...

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« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard