Profils perdus de Stéphane Mallarmé

Profils perdus de Stéphane Mallarmé

Depuis la seconde moitié du XXe siècle, l'oeuvre de Stéphane Mallarmé a surtout intéressé les philosophes : Sartre, Kristeva, Badiou, Paul Audi ou encore Quentin Meillassoux, qui, dans Le Nombre et la Sirène (Fayard, 2011), a proposé un passionnant « déchiffrage » du poème Un coup de dé. Avec Profils perdus de Stéphane Mallarmé (le profil perdu est un terme de peinture désignant un personnage peint de dos dont seule la moitié du visage nous apparaît), Jean-Claude Milner s'inscrit dans cette lignée avec un essai court, dense, mais surtout fragmenté, jamais totalisant. Il analyse le poète sous différents angles (le joueur, le linguiste, le fondateur d'institutions, l'homme double, le sociologue cruel) à partir de détails : une analyse brillante du mot « ptyx », ou bien le fait que, pour Mallarmé, l'alphabet français ne comptait que 24 lettres. Si l'auteur cite quatre fois le nom de Meillassoux, c'est toujours pour prendre ses distances et démontrer qu'un aut ...

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