Prises de tête

Prises de tête

Interné en psychiatrie, un patient raconte ses pertes de mémoire consécutives aux électrochocs et dénonce une pratique barbare encore largement en cours en clinique.

Le roman médical pourrait s'imposer comme un nouveau genre littéraire tant de nombreux auteurs contemporains s'y consacrent. Concernant la psychiatrie, il demeure dans ces récits une certaine forme de connivence à l'égard des praticiens, une objectivité qui domine quel que soit le degré de sensibilité et de proximité de l'auteur avec l'épreuve de la maladie mentale - selon qu'il est thérapeute, patient ou proche. Tel n'est pas le cas dans Chocs, où Marc Grinsztajn raconte sa propre « maladie mentale » et sa « déroute sociale », rapportant les traitements qu'il subit à l'hôpital, parmi lesquels l'électrochoc. Citant de nombreux poètes, artistes et intellectuels, dont les évidents Antonin Artaud, Camille Claudel ou Virginia Woolf, il se confond parfois avec eux. Comme avec Hervé Guibert, qu'il cite après avoir revu l'émission « Apostrophes » : « Contrairement à une idée reçue, on n'écrit pas pour se souvenir. On écrit pour oublier. »

Marc Grinsztajn sait de quoi il par ...

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

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 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon