Un roman noir qui a du chien

Un roman noir qui a du chien

Dans cette première enquête du limier américain C. W. Sughrue, initialement parue en 1978, James Crumley pose avec dextérité tous les éléments d'un polar poisseux pour mieux les labourer : un réalisme si strident qu'il vire à l'abstraction monstrueuse, des visages si bien décrits qu'ils en finissent défigurés (« sa bouche pourrie continua à bouger comme un petit animal à l'article de la mort »). Un hard-boiled poussé dans les retranchements du genre - qu'il renouvelle. Cette nouvelle traduction du Dernier Baiser, superbement illustrée par Thierry Murat, offre l'occasion de le redécouvrir.

LE DERNIER BAISER, James Crumley, traduit de l'anglais (États-Unis) par Jacques Mailhos, éd. Gallmeister, 384 p., 23,50 E.

Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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MAI :

► Roberto Bolaño, et de deux : en complément de l'ensemble « Il faut relire » consacré à l'écrivain

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