Premier violon de l'Élysée

Premier violon de l'Élysée

Mélomane et baryton, normalien et germaniste, financier et communicant, il compose et accorde la parole présidentielle dans une mansarde du palais.

une mer vient de se retirer, laissant sur le gravier blanc un château de sable silencieux. Ceinturant le symbole républicain, les forces de police assurent le calme, occupant les touristes qu'intrigue le 55, rue du Faubourg-Saint-Honoré. Celui qui écrit les discours du président niche dans un recoin sans grâce à l'altitude des corneilles noires, en haut d'un escalier sous les combles, au second étage. Ce bureau, Sylvain Fort l'a choisi en arrivant à l'Élysée, il y a dix-huit mois. Il y a cent ans, donc. Arrivé le premier, il avait le choix, d'autres sont plus fastueux ou plus stratégiques. Ses prédécesseurs Gaspard Gantzer ou Franck Louvrier plongeaient sur l'entrée du palais et la farandole des visiteurs... Cette pièce anonyme dans un angle, ni trop grande ni trop petite, avec des fenêtres qui donnent sur le ciel et l'hôtel de Marigny, Sylvain Fort l'a voulue. Participer à l'écriture du roman national sans s'enliser dans les sables mouvants du pouvoir.

Depuis l'aut ...

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