Premières de cordée

Premières de cordée

Cétait le 24 août 1943. Dans le cimetière d'Ashford, à 90 km au sud-est de Londres, non loin de l'actuelle sortie du tunnel sous la Manche, un petit groupe s'était réuni. Ils étaient sept pour rendre un dernier hommage à une femme morte de maladie, pis, d'affaiblissement : Simone Weil. Simone, une professeur de philosophie, convertie au christianisme, qui, par empathie envers les victimes de la guerre, les camarades de la France libre occupés ou débordés, se nourrissait de moins en moins, au point d'en devenir malade et de mourir en martyre d'une guerre de libération dont elle avait été l'obscure combattante. Parmi les témoins de ces funérailles figurait Maurice Schumann, le porte-parole de la France libre - un jour, il serait ministre du général de Gaulle. Et une simple femme de ménage dont Simone avait partagé un temps la chambre. Toute à sa tristesse, cette bonne âme avait composé un petit bouquet bleu, blanc, rouge. Avant que les pelletés de terre ne commencent ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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