Préhistoires de la terreur islamiste

Préhistoires de la terreur islamiste

Trois ans après la querelle qui l'a opposé à Olivier Roy sur l'analyse du djihadisme, Gilles Kepel sort un essai remarquable sur les origines géopolitiques, au Moyen-Orient, des crises de l'islam contemporain.

Qu'est-ce qui motive le basculement d'un individu dans le djihad ? Une révolte radicale alimentée par l'injustice sociale, qui trouve sa traduction dans une dérive sectaire de la foi musulmane, ou bien l'adhésion à un islam politique bien réel d'inspiration salafiste ? Depuis les attaques synchronisées du 13 novembre 2015, ce - faux - dilemme, qui mine le débat sur la violence terroriste et rend virtuellement impossible toute discussion rationnelle sur la place de la religion, sur « l'islamophobie » et sur l'antisémitisme, a trouvé à s'incarner dans les figures antagonistes de deux chercheurs, Olivier Roy et Gilles Kepel. C'est dans un article donné au Monde une semaine après le massacre du Bataclan que le premier a asséné sa thèse d'une phrase restée fameuse selon laquelle ce à quoi l'on assiste n'est pas « la radicalisation de l'islam mais l'islamisation de la radicalité » : une révolte « générationnelle et nihiliste », en d'autres termes, qui emprunte au Coran son langag ...

Pour lire l’intégralité de cet article
d’une marque et j’accède à l’article

Nos livres

« La Filiale »,Sergueï Dovlatov, traduit du russe par Christine Zeytounian-Beloüs (éd. La Baconnière)

S'abonner au magazine

S'abonner au magazine