Poutres pensantes

Poutres pensantes

Les sentences au plafond de la librairie soutenaient l'inspiration de celui qui écrivait en marchant.

Ma librairie » ou bibliothèque, « lieu [le] plus inutile de ma maison », aujourd'hui un « siège » où passer « la plus part des jours de ma vie et la plus part des heures du jour », pour y jouir d'une « domination pure » et me « faire particulièrement la cour ». Ces lignes ont été écrites au terme de la vie de Montaigne, entre 1588 et 1592. Vingt ans avant, il avait fait peindre une inscription solennisant son entrée dans une vie accordée à soi. « En l'an du Christ [1571], âgé de 38 ans, la veille des calendes de mars, jour anniversaire de sa naissance, depuis longtemps dégoûté de la servitude de la Cour et des charges publiques, [...] Michel de Montaigne a consacré cette demeure, douce tanière de ses aïeux, à sa liberté, à sa tranquillité et à son loisir. »

Pour le moment (1571-1572), il s'agit d'aménager les deux pièces d'élection : cadre rêvé pour être à distance de sa maisonnée, tout en gardant un oeil sur elle. La librairie sera l'espace privilégié du « commerce des livre ...

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À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé