Poussin, l'oiseau sacré

Poussin, l'oiseau sacré

Trois cent cinquante ans après sa mort, le peintre phare du classicisme est fêté au Louvre et en librairie : tandis que le philosophe Vincent Delecroix lui consacre une rêverie paysagère, le sociologue Bernard Lahire en fait un cas d'école pour analyser la religiosité toujours à l'oeuvre dans le champ artistique.

Chacun y va de son antienne. Le nom de Poussin, mis à l'honneur par l'exposition que lui consacre le musée du Louvre, se trouve sur toutes les bouches, sous toutes les plumes, à toutes les sauces. Le festival de superlatifs bat son plein, tambourinant comme un carnaval, avec son cortège de termes ampoulés - jamais, toujours, le premier, l'unique, un génie, un monstre... Dans ce tintamarre légitime, mais un peu récurrent, deux voix dissonent de manière salutaire. La première, celle de Vincent Delecroix, invite à se promener d'une oeuvre à l'autre dans une sorte de rêverie musicale. La seconde, celle du sociologue Bernard Lahire, lance un appel plus radical. En étudiant l'envers du processus d'admiration, le directeur de « l'Atelier Poussin » de l'ENS-Lyon ne prend pas seulement le peintre à rebrousse-poil ; c'est la valeur de l'art, le statut du génie, la situation du sacré, des pouvoirs et des discours qui se trouvent entièrement réévalués. Avec cette étude ambitieuse, Lahire signe ...

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Entretien

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