Pour ne rien oublier

Pour ne rien oublier

Romans, documentaires, bandes dessinées, contes... Après les témoins, les nouvelles générations reprennent le flambeau.

Écrire un poème après Auschwitz est barbare », écrivit Theodor Adorno, chef de file de l'école de Francfort, exilé pendant la guerre à Chicago. Et encore : « Toute culture consécutive à Auschwitz n'est qu'un tas d'ordures » Le sociologue et philosophe juif allemand disait sa répulsion devant la faillite de la civilisation européenne qui avait mis les ressources de sa rationalité et de sa technicité au service d'un meurtre de masse planifié, exécuté et accompli à l'échelle industrielle sur tout un continent. Cette profération, qui posait le sceau du silence sur la « Solution finale », a été mise à mal par un poème. Todesfuge (Fugue de mort) a été composé en 1947 et en allemand par Paul Celan, Juif roumain, orphelin rescapé des camps. Cette mélopée à la beauté striée de fulgurances hallucinées démontre a contrario que non seulement la poésie est possible après Auschwitz, mais qu'elle est, tout comme la littérature, indispensable pour tenter d'extraire de l'i ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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