Pour mallarmé, « aucun sujet plus imposant »

Pour mallarmé, « aucun sujet plus imposant »

En 1895, dans La Revue blanche, Mallarmé s'amusait à répondre à cette enquête imaginaire :

« ".. Ce que vous pensez de la Ponctuation." - "Monsieur" avec gravité "aucun sujet certainement n'est plus imposant. L'emploi ou le rejet de signes convenus indique la prose ou les vers, nommément tout notre art : ceux-ci s'en passent par le privilège d'offrir, sans cet artifice de typographie, le repos vocal qui mesure l'élan ; au contraire, à celle-là, sa nécessité [...]. » La même année, une note de La Musique et les Lettres définissait ainsi l'opposition entre le vers et la prose : « À l'un, sa pieuse majuscule ou clé allitérative, et la rime, pour le régler : l'autre genre, d'un élan précipité et sensitif tournoie et se case, au gré d'une ponctuation qui, disposée sur papier blanc, déjà y signifie. » À considérer cependant la pratique réelle de Mallarmé, les choses sont moins simples, pour les vers au moins.

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Éric Vuillard

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