Tout dire

Tout dire

La suffocante confrontation télévisuelle entre Christine Angot et François Fillon restera comme l'un des souvenirs marquants de cette sidérante campagne présidentielle. On a alors aimé ou détesté, comme toujours, l'auteur de L'Inceste, son courage et sa violence face à ce qui excède les mots.

La griffe de la maison Prada se détache, petit drapeau bleu ciel au revers du caban. Christine Pierrette Marie-Clotilde Schwartz-Angot s'est éclipsée aux ladies room, me laissant en tête à tête avec ce rébus échoué sur le fauteuil du bar. PRADA MILANO, le minimalisme franc, pudique, presque puritain. Angot s'habille en Prada, comme le diable dont elle est la biographe. Ou alors en Margiela, en Agnès b., les maisons chastes. Tout à l'heure, pour commander un noisette au serveur, elle a détaillé, méthodique : « Je voudrais un express avec un pot de lait, là, à part, à côté de la tasse. » Dans le restaurant favori de Kim Kardashian et de Bernard Squarcini (L'Avenue, avenue Montaigne), son visage nu ponctué d'un épi de garçonnet (Massato, 21, rue de Tournon) tranche sur ceux du noir escadron des bimbos. Effilée comme une lame, pull sobre dont l'encolure nette souligne l'élégance du port de tête, Angot reprend sa place ; en fait, pas tout à fait, assise au bord du fauteuil, el ...

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