Sans compter

Sans compter

Depuis 37°2, les livres de Philippe Djian dépassent presque tous les 30000 exemplaires. À l'écran ou en chansons, il a eu aussi son lot de succès. Rockeur dans l'âme, flambeur impénitent, à 67 ans, il ne s'est pas assagi, mais livre sans faute son roman annuel.

Philippe Djian est un type qui porte chance. Une mascotte, un oeil d'Horus, un vendredi 13 à lui tout seul. Leur premier Golden Globe, c'est au scénario de Philippe Djian qu'Isabelle Huppert et Paul Verhoeven le doivent. Avant, il y a eu au cinéma le triomphe de Jean-Jacques Beineix au box-office avec 37°2 le matin ; dans l'édition, l'entrée de la maison Barrault dans la liste des meilleures ventes. Et celle de Stephan Eicher au firmament des hit-parades : « Déjeuner en paix », « Pas d'ami (comme toi) », « Des hauts et des bas », c'est Djian qui en signe les textes. Les droits d'« Oh... », le conte cruel dont a été tiré le scénario d'Elle, avaient été achetés par le très cinéphile producteur Saïd Ben Saïd. « "C'est le rôle que j'attendais", m'a dit Isabelle Huppert, à la fin d'une représentation à l'Odéon », raconte Philippe Djian. Julian Moore et Nicole Kidman, pressenties par Verhoeven, avaient refusé ce rôle de tordue ultraglaçante.

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