Polyphonies afro-cubaines

Polyphonies afro-cubaines

Le nouveau roman de l'écrivain guinéen mêle dans un même souffle histoire et fiction, poésie et philosophie... sur un rythme endiablé de rumba.

Tandis que la littérature se passionne toujours davantage pour l'actualité, il arrive qu'à son tour celle-ci donne une résonance inattendue aux livres, comme le prouve la sortie du dernier roman de Tierno Monénembo. Son intrigue s'ancre dans un Cuba postrévolutionnaire, alors que l'embargo cinquantenaire de l'île connaît peut-être ses dernières heures. Cette coïncidence ne devrait pas déplaire à l'auteur ; comme de coutume, il bâtit son livre sur ces instants romanesques au cours desquels « la grande histoire sort de sa sphère » pour « s'accouder au troquet du coin et trinquer avec la petite ». Aux reconstitutions exhaustives, Tierno Monénembo a toujours préféré l'angle familier, quitte à métisser histoire et fiction en intégrant les flous, creux et non-dits d'une vision à hauteur d'homme. À une chronologie du génocide rwandais, il préfère le récit d'un orphelin amnésique (L'Aîné des orphelins, 2005) ; aux strictes mémoires d'un souverain du Fouta-Djalon, sa biographie roma ...

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« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard