P.O.L, derniers regards

P.O.L, derniers regards

Paul Otchakovsky-Laurens, décédé début janvier, laisse orpheline une maison d'édition légendaire, dont il assumait seul tous les choix.

avec Paul Otchakovsky-Laurens, mort à l'âge de 73 ans dans un accident de voiture le 2 janvier, s'éteint un certain âge de l'édition : celui où le catalogue d'une grande maison généraliste pouvait être l'oeuvre d'un seul homme, ajoutant, à chaque nouveau livre paru, comme une touche à un immense tableau. C'était le temps de Jérôme Lindon, de Christian Bourgois, de Jean-Jacques Pauvert ou de P.O.L donc, qui lisait et sélectionnait lui-même - et lui seul - tous les manuscrits reçus à son bureau de la rue Saint-André-des-Arts. Détournant une réflexion de Jean Paulhan, qui affirmait éditer les livres qui manquaient dans sa bibliothèque, P.O.L préférait dire qu'il éditait « les livres ...

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