Poivre et sel

Poivre et sel

Après le best-seller En attendant Bojangles, un deuxième roman qui laisse un brin sur sa faim.

Olivier Bourdeaut a le goût des contrastes et des renversements. Dans En attendant Bojangles, premier roman multiprimé vendu à un demi-million d'exemplaires, la folie douce des personnages dégénérait à mi-parcours en une démence plus clinique et incurable. Dans le très attendu Pactum salis, deux hommes que tout oppose se télescopent dans la presqu'île de Guérande : l'un, agent immobilier parvenu, Gatsby des temps modernes, écluse son champagne au balcon d'un palace de La Baule. L'autre a quitté « la ville Lumierde » et sa carrière juridique pour se réinventer paludier au milieu des hérons cendrés. L'un dépouille ses semblables, l'autre les fuit. L'un veut tout, tout de suite ; l'autre cultive sa patience en marais. Parmi les « miroirs givrés de rose » - paysages réversibles que l'auteur connaît pour y avoir lui-même cueilli la fleur de sel -, ils se jaugent, admirent et haïssent au rythme de leurs splendeurs et misères éthyliques. Avec le sel, les bons mots fleuris ...

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