Plus connecté, tu meurs !

Plus connecté, tu meurs !

Le spectacle est quotidien. Dans la rue, dans les transports en commun, femmes, hommes, les enfants à peine moins, silencieux, muets, absents aux autres, vont ou se tiennent les yeux baissés, fixés sur leur vision : ils sont connectés. Par Alain Rey

Si on le dit ainsi, c'est à cause d'un verbe latin qui réunit cum, « avec », et nectere, « lier, nouer ». Belle connexion qui nous attache à tout et à n'importe quoi. Tant qu'il n'y avait pas la fée électricité, on connectait fort peu. On se contentait de lier, d'attacher, de coller, de ficeler... Mais vinrent les fils électriques, avant l'univers du sans-fil et des ondes. Aubaine pour le verbe connecter, et son participe connecté,qui allait révéler, avec l'informatique, des millions d'« adhérents ».

Le spectacle est quotidien. Dans la rue, dans les transports en commun, femmes, hommes, les enfants à peine moins, silencieux, muets, absents aux autres, vont ou se tiennent les yeux baissés, fixés sur leur vision : ils sont connectés. Si on le dit ainsi, c'est à cause d'un verbe latin qui réunit cum, « avec », et nectere, « lier, nouer ». Belle connexion qui nous attache à tout et à n'importe quoi. Tant qu'il ...

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