Plongée dans les papiers d'Orphée

Plongée dans les papiers d'Orphée

Durant quatre mois, le musée présente au public une importante collection vouée à l'auteur : manuscrits, correspondances, éditions originales... L'un des deux commissaires de l'exposition nous la présente.

L'acquisition en décembre 2005 du script autographe de La Belle et la Bête, enrichi de huit dessins originaux, a resserré les liens entre l'oeuvre du poète et le musée des Lettres et Manuscrits. Ayant appartenu à Marcel Bertrou, directeur de production pour les Studios Gaumont, ce manuscrit (devenu Trésor national) est composé de 90 pages in-folio, à l'encre bleue, divisées en 2 colonnes : celle de gauche renferme les indications de mise en scène, celle de droite est destinée aux dialogues. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, Cocteau a pensé que le cinéma pouvait offrir du rêve à une population qui avait subi l'occupation allemande, les délations, les séparations et les deuils. Il s'est souvenu de son émerveillement quand, enfant, il a lu le conte de Mme Leprince de Beaumont. Pourquoi ne pas tourner ce « songe dormi debout » où les fées n'apparaissent pas ? Le pari l'intéresse d'autant plus que, grâce au succès de L'Éternel Retour, dont il a écrit le scénario, ...

Pour lire l’intégralité de cet article
d’une marque et j’accède à l’article

Nos livres

« La Filiale »,Sergueï Dovlatov, traduit du russe par Christine Zeytounian-Beloüs (éd. La Baconnière)

S'abonner au magazine

S'abonner au magazine