Pléiade des stups

Pléiade des stups

On se drogue parce que la vie est assommante, que les gens sont fatigants, qu'il n'y a plus tellement d'idées majeures à suivre, qu'on manque d'entrain. On met un petit coton entre la vie et soi », déclarait Françoise Sagan dans un entretien du Magazine littéraire, en novembre 1969. Réponse d'une jeune autrice au sommet de sa gloire et de son désenchantement, cette déclaration solde un peu vite une question complexe, à laquelle, à en juger par le nombre d'« écrits stupéfiants » réunis par Cécile Guilbert, il existe autant de réponses que de consommateurs.

Les Paradis artificiels auraient-ils vu le jour sans l'addiction de Baudelaire au laudanum ? Alice grandirait-elle et rapetisserait-elle si merveilleusement sans l'initiation de Lewis Carroll aux psilocybes (1) ? Et que seraient les oeuvres de Michaux et de Burroughs sans la mescaline et l'héroïne ? À travers plus de 300 textes, « d'Homère à Will Self » et des rituels de l'Inde védique à la ...

Pour lire l’intégralité de cet article
d’une marque et j’accède à l’article

Nos livres

« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard