Pillage organisé

Pillage organisé

Cinq cents milliards de francs d'oeuvres volées par les nazis, mais aussi par des Français.

Dès le début de l'Occupation, le monde de l'art est mis en coupe réglée. Les galeries et les collections appartenant à des Juifs sont répertoriées avant d'être aryanisées. Hitler charge Göring de choisir les plus belles oeuvres pour son musée de Linz. Otto Abetz se charge de la « mise en sûreté » du patrimoine artistique français. Göring crée l'ERR, organe d'exécution des confiscations, et Lohse, son rabatteur, stocke l'art « dégénéré » au Jeu de Paume afin que le Reichsmarschall l'échange contre les maîtres anciens dont il raffole.

Paris devient la place mondiale de l'art, Drouot sa plaque tournante, où règne une effervescence tapageuse, avec les ventes retransmises à la radio et l'édition de catalogues luxueux. Tous achètent, y compris les experts, les commissaires-priseurs, les administrateurs provisoires. Les Allemands dépouillent la France de son patrimoine, aidés par les professionnels et amateurs français.

La spoliation s'inscrit dans l'éradication d ...

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Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

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DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon