Pierre Lemaitre, Au revoir là-haut

Pierre Lemaitre, Au revoir là-haut

Ça commence ainsi : « Ceux qui pensaient que cette guerre finirait bientôt étaient tous morts depuis longtemps. » Tel sera le ton. À la fin de la Grande Guerre, deux jeunes démobilisés ne reconnaissent pas un pays qui ne les reconnaît pas. Les Français veulent tourner la page, mais ceux qui en reviennent ne sont pas près d'oublier ce qu'ils ont vécu. Deux de ces rescapés se lancent dans une arnaque aux monuments aux morts en escroquant les municipalités. Leur ancien officier et ennemi juré, le lieutenant Pradelle, opte pour le trafic de cercueils destinés aux poilus morts enterrés sur le front. Deux arnaques à la mémoire, l'une fictive, l'autre réelle, qui se collisionnent dans une intrigue portée par une langue magnifique - d'a utant que, de son ancienne manière policière, l'auteur a conservé le goût de l'humour noir avec ce qu'il faut de vivacité dans le ton, de sarcasme et d'ironie dans la manière pour faire passer parfois le plus abject : « Pour le commerce, la guerre présente b ...

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon