Pierre-Jean Rémy « Stendhal a été mon guide en Italie »

Pierre-Jean Rémy « Stendhal a été mon guide en Italie »

J'ai lu Stendhal relativement tard, à l'âge de quinze ans, et grâce à un film. C'était Mina de Vanghel, mis en scène par Maurice Clavel. Le film se terminait sur cette citation : "C'était une âme trop ardente pour se contenter du réel de la vie." J'étais fasciné par le personnage de Mina de Vanghel et je me suis précipité sur ce court roman de Stendhal puis sur ses oeuvres majeures. Je les ai lues dans la première édition de la Pléiade, celle des années trente : trois volumes minces que j'avais achetés chez un bouquiniste. J'avais une véritable passion pour les femmes de ses romans, plutôt pour les femmes fortes, comme la Sanseverina, que pour les faibles, comme Clélia.

Très vite je me suis intéressé à l'Italie, et Stendhal a été mon guide. À vingt-deux ans, je me promenais à travers l'Italie avec la première édition par Del Litto en un seul volume des écrits intimes. Je les ai tellement emportés avec moi, lus et relus, que j'en ai usé deux sinon trois exemplaires. J'étais pa ...

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