Pierre Gisel Suisse, 1947

Pierre Gisel Suisse, 1947

Le plus sociologue des théologiens défend une approche subtile et décentrée des phénomènes religieux.

retour des religions, du « religieux » (en tant que principe), ou recours à celui-ci pour exprimer tout autre chose ? Le débat engagé dans nos pays sur la résurgence de l'islam et, au-delà, de cultes divers s'effectue sur des bases mouvantes, qui mènent à des quiproquos incessants, sinon à des méprises durables. S'il n'est pas le théologien le plus célèbre au monde, le Suisse Pierre Gisel pourrait bien être le plus lucide. Auteur d'une trentaine d'ouvrages très influents sur la Réforme (il est protestant), le catholicisme, l'islam, etc., sans oublier les « nouvelles spiritualités » new age, ce théologien de formation irrigué par la philosophie et la sociologie opère un travail de clarification exemplaire. Pierre Gisel nous alerte sur le fait que nous plaquons sans cesse de façon indue des traits du christianisme - croyance, foi, transcendance, etc. - sur des « religions » (ou ce que nous appelons ainsi) fonctionnant sur des mécanismes radicalement étrangers aux par ...

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 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon