Pierre Alferi. Twin Peaks : l'étrangeté butée

Pierre Alferi. Twin Peaks : l'étrangeté butée

'' Aller voir un film - ce que je fais de moins en moins parce que je suis déçu neuf fois sur dix -, c'est un peu comme un safari : gros gibier, long voyage, prise peu probable. Regarder un feuilleton, c'est plutôt comme adopter un animal domestique : la relation évolue, bien ou mal, et n'a pas besoin d'être très intense pour être agréable.

Je préfère les séries qui s'enchaînent, avec un cliffhanger, à celles qui racontent une histoire complète à chaque épisode. Je parle donc plus volontiers de « feuilletons ». C'est l'idée d'un accompagnement de la vie réelle, d'un commentaire perpétuel, qui m'est chère. Pour cette compagnie bon enfant je regardais même des soaps à peine améliorés comme Dallas, avant la petite révolution de Twin Peaks. Je crois d'ailleurs que Peyton Place, que j'ai beaucoup aimé enfant, est sa référence principale.

Je n'avais pas de modèle conscient quand j ...

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Grand entretien

Claire Marin © HANNAH ASSOULINE/Ed. de l'Observatoire

Claire Marin
Auteure de Rupture(s) (éd. de l'Observatoire)

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