Personne ne sortira d'ici vivant

Personne ne sortira d'ici vivant

Peuple fantôme, les Indiens n'ont plus que la magie pour renouerles fils de leur identité. Une sidérante explosion de douleurs.

Ode au chagrin et à la dilution urbaine de l'esprit sauvage qui, jadis, soufflait sur l'Amérique, ce texte est l'un des premiers romans les plus impressionnants de ces dernières années. Autant l'annoncer d'emblée : il s'achève dans le chaos. Des balles sifflent, des hommes tombent, des mondes intérieurs se vitrifient. Blanc par sa mère, cheyenne et arapaho par son père, Tommy Orange écrit la mort comme un sage qui aurait déjà tout vu. « Et quelque part au-dedans, en lui-même, où il est et où il sera toujours, c'est déjà le matin, et les oiseaux, les oiseaux chantent. »

Oakland, Californie, de nos jours. Les buildings ont remplacé les grands arbres, le béton et les trains vagissants se sont substitués aux rivières. Amputés de leur histoire, les Indiens ne forment plus qu'un peuple fantôme, forcé de vivre sur une terre qui n'est pas la leur, avec des noms qu'on a inventés pour eux. Mais voici qu'au Coliseum, le grand stade de la ville, un pow-wow se prépare, où les autochtones ...

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À lire :Divers, Pierre Guyotat, éd. Les Belles lettres, 496 p., 27 E.