Penser (et s'enliser) à la française

Penser (et s'enliser) à la française

Aussi bienveillant qu'incisif, un essai britannique fait l'histoire au long cours de la pensée française, de Descartes à nos jours. Par-delà les clivages théoriques, il révèle de grands traits communs, susceptibles d'éclairer l'actuel désarroi intellectuel de l'Hexagone.

Nous avons beau nous enorgueillir de notre ouverture d'esprit, nous haïssons toutes les critiques. Elles nous sont insupportables parce que nous y voyons des dénis d'amour. Pourtant, il serait bon que nous entendions celles qui viennent d'un « ailleurs » aux normes différentes des nôtres, qui ont donc du recul, sont en outre informées et formulées avec un respect amusé pour notre dite « exception culturelle ».

Telles sont les qualités de Ce pays qui aime les idées, une histoire critique de notre vie intellectuelle qui a récolté un beau succès en Grande-Bretagne lors de sa parution en juin dernier. Organisé, à la manière des essais de l'Allemand Peter Sloterdijk, en une suite de tableaux ironiques, mêlant le récit et l'analyse, sur l'odyssée du crâne de Descartes, l'engouement de nos hommes politiques pour les astrologues et autres médiums, le rôle des sciences dans la justification de notre République, etc., voici un livre à la fois plaisant et consistant. Son auteur ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Nos livres

À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé