Pensée française, identité ouverte

Pensée française, identité ouverte

L'appellation fourre-tout de French theory ne rend compte en rien de la subtilité et de la diversité de la pensée française. État des lieux par les deux coorganisateurs d'un colloque à ce propos.

Quand des étudiants étrangers - comme nous en étions d'ailleurs nous-mêmes - viennent en France avec l'ambition de rencontrer la pensée française contemporaine, leur étonnement vient du constat... qu'elle n'y est pas enseignée. Contrairement aux pensées « allemande » et « anglo-saxonne », elle se serait, elle, trop éloignée du concept ou de la rigueur philosophiques ; et ils ne trouvent pas de cours, ou en très petit nombre, qui correspondent à leurs attentes. Alors que la France aurait pu être le haut lieu de la transmission d'une pensée qui captive les universitaires du monde entier, il est surprenant de voir à quel point cette pensée est, aujourd'hui encore, raccordée à ce qui a été nommé la French theory. Elle se trouve ainsi réduite à cette dénomination impropre, qui désigne un seul geste, celui grosso modo qui est associé au « postmodernisme », non tant au sens complexe que lui a donné Jean-François Lyotard qu'à celui très imprécis attribué dans sa réception ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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