Peaux-Rouges et or noir

Peaux-Rouges et or noir

Enquêtant sur des meurtres qui frappèrent la tribu osage dans les années 1920, le journaliste met au jour un épisode effrayant et oublié de l'histoire américaine.

par une ruse dont l'histoire est parfois pourvoyeuse, les Osages se sont retrouvés subitement millionnaires. Déporté à la fin du XIXe siècle en Oklahoma sur un sol que le gouvernement américain imaginait aussi stérile qu'il était rocailleux, ce peuple amérindien avait en réalité emménagé au-dessus de ce qui se révéla être le plus gros gisement de pétrole des États-Unis. Cette aubaine provoqua un étonnant renversement de situation : sur leur réserve, les Osages vivaient dans une opulence qui contrastait avec la détresse de leurs congénères, roulaient en voitures et se faisaient servir par des domestiques blancs. Mais la bonne fortune de ce peuple aimanta de violentes convoitises : dans les années 1920, plusieurs Osages disparurent, moururent dans de troubles conditions ou furent abattus. L'enquête piétina et intéressa peu les autorités blanches locales, jusqu'à ce que J. Edgar Hoover, jeune patron du Bureau of Investigation (l'ancêtre du FBI), vît dans cette affaire l'occasi ...

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon