Peau noire, crâne blanc

Peau noire, crâne blanc

Réédition salutaire d'un roman célébré à sa sortie, en 1963,en plein combat pour les droits civiques.

C'est un roman engagé sans slogans ni prêchi-prêcha. Et aussi un tour de force littéraire, où un auteur afro-américain se glisse dans le crâne des citoyens blancs d'un État ségrégationniste du sud des États-Unis confronté à l'exode de sa population noire.

L'affaire commence en 1957 avec le taciturne Tucker Caliban qui, après avoir acheté la terre que ses ancêtres avaient travaillée comme esclaves, puis comme employés, met le feu à sa ferme, abat ses bêtes et répand du sel dans ses champs. Pourquoi ? se demandent les Blancs. En réponse, William Melvin Kelley convoque un concert de voix - blanches elles aussi. La plupart appartiennent à la famille Wilson, issue d'un fameux général sudiste, dont l'aïeul voulut acheter un jour un esclave monumental tout juste débarqué d'Afrique - l'ancêtre de Tucker Caliban. Leurs récits racontent l'histoire des deux lignées et montrent que les amitiés n'abolissent pas les frontières raciales. Ils montrent aussi que William Melvin Kelley, qui ima ...

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