Paysans, ouvriers, migrants...d'un peuple l'autre

Paysans, ouvriers, migrants...d'un peuple l'autre

En France, divers auteurs contemporains ont tenté de saisir les anciens et les nouveaux visages des sans-voix.

Les années 1960, se méfiant de l'engagement comme du réalisme socialiste, s'étaient détournées des réalités sociales. Au tournant des années 1980, la société, et avec elle le peuple, revient en force dans la littérature. Mais aujourd'hui on ne peut plus dire « le peuple » comme le faisaient Michelet, Hugo, Zola ou Vallès. Le peuple, pour l'écrivain contemporain, n'est plus un concept, un drapeau, une affiche, c'est une question. D'abord dans son existence même, à travers un regard nostalgique porté sur un monde qui disparaît. Pour preuve, deux livres, à peu près contemporains : La Place d'Annie Ernaux (1983) et Vies minuscules de Pierre Michon (1984). Deux écrivains d'origine populaire : l'une est la fille d'un cafetier-épicier de Normandie, l'autre le fils de paysans de la Creuse. Après des romans assez classiques - Les Armoires vides, La Femme gelée -, Annie Ernaux décide, pour dire celui que fut son père, qui vient de mourir, de renoncer à la f ...

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

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 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon