Paul Claudel, un compatriote admiratif

Paul Claudel, un compatriote admiratif

Dumas a été lu et goûté par Claudel, et pas seulement durant l'enfance : pendant la Seconde Guerre, pour alléger la tristesse ambiante, le vieil homme se délectait des Mémoires du père des Mousquetaires.

Les deux auteurs partagent un même «champ maternel», pour employer une expression de Claudel dans Tête d'Or. Villeneuve-sur-Fère, sa ville natale dans l'Aisne, n'est distante que d'une vingtaine de kilomètres de la patrie de Dumas. «Puisque je parle des gloires littéraires de la région, écrit Claudel, je ne saurais omettre d'évoquer [...] [le nom] d'Alexandre Dumas père, citoyen de Villers-Cotterêts et qui garda toujours avec son berceau des liens dont témoignent ses impayables souvenirs.» Au-delà de ces notations, Claudel laisse transparaître des réminiscences dumasiennes dans son oeuvre. Cela peut être un motif précis, comme celui de la chevelure féminine dénouée, signe du don total, telle qu'on la trouve dans La Femme au collier de velours, un texte de Dumas de 1850: «Tirant les deux ou trois épingles qui soutenaient sa coiffure, et, se secouant la tête, Arsène s'enveloppa d'un flot de cheveux noirs qui tomba en cascades sur son épaule, rebondit sur ses hanches, ...

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