Paul Auster, Trilogie new-yorkaise

Paul Auster, Trilogie new-yorkaise

Avec cette « Trilogie new-yorkaise » (Cité de verre, Revenants et La Chambre dérobée), Paul Auster s'impose d'emblée. Les apparences sont celles de l'enquête traditionnelle, mais l'affabulation policière ne joue qu'un rôle mineur. Il s'agit d'ailleurs plutôt de missions privées, dont l'objet reste ambigu. Il n'y a pas de coupables au sens juridique, ni de meurtres, sinon celui que commet à la fin de Revenants, presque à son insu, le seul détective professionnel que l'on rencontre - occupé par une affaire bien peu orthodoxe. Bleu est en effet engagé par Blanc, qui l'installe dans une pièce dont la fenêtre fait face à celle de Noir, objet de la surveillance. Noir passe son temps à écrire devant sa propre fenêtre, face à Bleu, qui de son côté rédige ses rapports pour Blanc. Tout commence le 3 février 1947, date de la naissance de l'auteur... En fait, chacun de ces trois romans peut être considéré comme un traitement de la même histoire, à des degrés différent ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

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 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

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