Patron, vous nous remettrez la même chose

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Personnages déjantés, situations imprévisibles : Les Inéquitables sont conformes aux paradigmes de l'écrivain rock. Et on en redemande.

Peu ou prou, et plutôt prou que peu, les personnages de Philippe Djian ont un background peu recommandable, sur lequel il est inutile d'insister. D'autant que l'auteur n'y insiste pas non plus. Ceux qui gravitent dans Les Inéquitables ne font pas exception à la règle inaugurée avec Zone érogène puis dans la bonne trentaine de romans qui suivirent (à concurrence métronomique de un par an), de l'écrivain le plus institutionnellement marginal du paysage littéraire français.

Comment, justement, le situer dans ce paysage ? Il y a deux écoles. La première lui reproche de tirer toujours les mêmes ficelles, mettant en place une sempiternelle panoplie d'indécis carburant aux substances addictives, flanqués de bimbos peu farouches, tout ce petit monde mis au service d'une intrigue aux rebondissements imprévisibles, glissant vers un pire toujours certain. Le tout en phrases courtes, pauvres en ornements et prolixes en ellipses. Bref, les tenants de cette école lui re ...

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