Patrick Modiano, une femme perdue

Patrick Modiano, une femme perdue

Dans le café de la jeunesse perdue, Patrick Modiano fait à la fois le récit du début des années 1960 à Paris, le portrait d'une jeune femme en danger, et le tableau des intellectuels de l'époque.

On se retrouve là, penchés sur toutes nos années en forme de puits sans fond, et le vertige gagne : qu'est-ce qu'on retient finalement d'une vie ? Un amour, une atmosphère, un sourire. On retient, dans tous les romans de Patrick Modiano, un sentiment de perte. Malaise, brouillard, incertitude. Les différents temps - le passé, le présent, le futur - se tiennent dangereusement la main. On est à peine nés que les moments s'écoulent de notre poche comme du vulgaire sable de plage dont on retrouvera à peine la trace. Patrick Modiano restitue, avec Dans le café de la jeunesse perdue, le début des années 1960 à Paris. Ses lieux le café Condé aux abords du carrefour de l'Odéon, la librairie Véga boulevard Saint-Germain, ses figures Guy Debord, Arthur Adamov, Olivier Larronde, ses courants la naissance du situationnisme, ses dangers les expériences limites, la drogue, la fascination pour le néant. Roman d'une génération. Des hommes et des femmes s'y frôlent, s'y ignorent, ...

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