Patrick Modiano, une femme perdue

Patrick Modiano, une femme perdue

Dans le café de la jeunesse perdue, Patrick Modiano fait à la fois le récit du début des années 1960 à Paris, le portrait d'une jeune femme en danger, et le tableau des intellectuels de l'époque.

On se retrouve là, penchés sur toutes nos années en forme de puits sans fond, et le vertige gagne : qu'est-ce qu'on retient finalement d'une vie ? Un amour, une atmosphère, un sourire. On retient, dans tous les romans de Patrick Modiano, un sentiment de perte. Malaise, brouillard, incertitude. Les différents temps - le passé, le présent, le futur - se tiennent dangereusement la main. On est à peine nés que les moments s'écoulent de notre poche comme du vulgaire sable de plage dont on retrouvera à peine la trace. Patrick Modiano restitue, avec Dans le café de la jeunesse perdue, le début des années 1960 à Paris. Ses lieux le café Condé aux abords du carrefour de l'Odéon, la librairie Véga boulevard Saint-Germain, ses figures Guy Debord, Arthur Adamov, Olivier Larronde, ses courants la naissance du situationnisme, ses dangers les expériences limites, la drogue, la fascination pour le néant. Roman d'une génération. Des hommes et des femmes s'y frôlent, s'y ignorent, ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

Nos livres

À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

MAI :

► Roberto Bolaño, et de deux : en complément de l'ensemble « Il faut relire » consacré à l'écrivain

► Entretien avec Jacopo Rasmi : avec Yves Citton, il signe l'essai Générations collapsonautes