Patrick Deville, Peste & choléra

Patrick Deville, Peste & choléra

Pour écrire ce livre, Patrick Deville a fait le tour du monde. À chaque étape, il arriva trop tard, il le savait : son héros, Alexandre Yersin - l'homme qui découvrit le bacille de la peste - était mort depuis 1943, à Nha Trang, chez lui, au bord de la mer, au Viêtnam, et enterré plus haut dans les terres. Patrick Deville s'y est rendu, il a fumé une cigarette à bout doré, et s'est dit : « On pourrait écrire une vie de Yersin comme une vie de saint. Un anachorète retiré au fond d'un chalet dans la jungle froide, rétif à toute contrainte sociale, la vie érémitique, un ours, un sauvage, un génial original, un bel huluberlu. » C'est peut-être là qu'il a décidé que sa biographie porterait sur la couverture le mot « roman », même si de cette vie il n'aura inventé que ce qui se suppose, des couleurs pour ce siècle passé en noir et blanc, des parfums, et les mots pour le dire.

« Fantôme du futur »

Pour ce qui est de l'invention, Yersin s'e ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon