Patrice Pluyette

Patrice Pluyette

L'Automne à Pékin est une petite machine à mots et à fiction comme je les aime.

en 1946, Boris Vian écrit successivement L'Écume des jours, J'irai cracher sur vos tombes et L'Automne à Pékin. De ces trois premiers romans (mes préférés) déjà bien représentatifs d'une oeuvre et d'un univers très personnels, c'est sur le dernier, L'Automne à Pékin, que je m'attarderai ici. Il me semble en effet que c'est à travers lui que se distingue le mieux l'un des aspects - à mes yeux - les plus flagrants et typiques de l'auteur, déjà visible dans les deux précédents romans mais qui s'impose dans celui-là avec encore plus d'évidence : Boris Vian est un formaliste né, un styliste hors pair. Un styliste à l'origine de l'ultramodernité du roman, comme Flaubert ou d'autres auparavant avaient été à l'origine de la modernité.

J'ai toujours aimé les romanciers stylistes. Ils provoquent une satisfaction rien qu'à poser les yeux sur leur texte, l'ajustement des mots, l'association des graphies, l'agencement des syntagmes, le mélange des regis ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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