Pathologies capitalistes

Pathologies capitalistes

Selon le philosophe, le capitalisme nourrit à grande échelle le narcissisme et les pulsions de mort.

La recherche d'une synthèse entre freudisme et marxisme avait le vent en poupe dans les années 1960-1970. Le nom de Herbert Marcuse y reste attaché. C'est cette tentative que revivifie ici Anselm Jappe. Spécialiste de Guy Debord, il est aussi un compagnon de route du courant allemand de la « critique de la valeur », une analyse radicale de nos sociétés faite à partir des intuitions du Marx hégélien sur la notion de « fétichisme de la marchandise ».

Sur ces brisées, le philosophe trace un parallèle entre un certain état « liquide » du capitalisme postmoderne et le narcissisme, cette pathologie qui rend les individus insensibles au monde, ce dernier devenant pour eux la source de jouissances sans cesse nouvelles mais indifférenciées car fixées sur leur seul moi autiste. D'où cette froideur et cette régression infantile souvent notées chez les sujets contemporains par les psychiatres. Le développement illimité d'un système « automate », uniquement arc-bouté sur la quête hasarde ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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