Pascal Quignard

Pascal Quignard

Ce que j'éprouve de très nouveau, et que je n'aurais jamais pensé de moi il y a vingt ou trente ans, c'est la contemplation. Sans besoin d'en faire une posture héroïque. Il y a des choses auxquelles on s'abandonne sans crainte parce qu'elles sont du domaine du vaste. Rien à voir avec l'ataraxie, je pense qu'il faut laisser être même l'angoisse. Il y a dans ces trois tomes du Dernier Royaume beaucoup de petits contes, de petites histoires, des éclairs de souvenirs, des rêves, des hallucinations. C'est une demeure où l'esprit fonctionne au complet, un peu comme chez Montaigne mais Montaigne a écrit les oeuvres les plus belles qui soient..., à la différence des Petits Traités d'autrefois, où il y avait surtout de la réflexion. Comment suis-je arrivé à cette écriture « naturelle » ? C'est le temps. La discipline devient une habitude. J'écris tous les jours depuis l'enfance, sans doute à l'origine pour m'écarter de mes frères, soeurs et vie familiale. J' ...

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Entretien

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