Pas de ça avec moi

Pas de ça avec moi

Quand un virtuose de l'ironie s'empare du genre autobiographique, ce dernier a intérêt à se tenir à carreau.

L'autobiographie, cette passion triste de l'édition avec ses tombereaux de témoignages (pas une « personnalité » sans le sien) et d'introspections écrites par un tiers tapi dans l'anonymat. L'autobio, genre monotone. Autant appeler la sienne « monotobio » ; comme ça on entend d'emblée le monologue monomaniaque qui jacassera des « moi, moi, moi ». Et puis cela permet d'obtenir « quatre O comme quatre roues bien rondes, car il s'agit de ne pas traîner ». Ainsi va la vie selon Éric Chevillard, sans temps morts ; ainsi devraient donc aller nos autobiographies. En grand maître de l'ironie, l'écrivain pince-sans-rire s'amuse cette fois dans Monotobio avec l'ironie du sort : s'il n'y a pas de pause dans l'existence, il y a tout de même des causes, même si les situations racontées par l'auteur sont prises dans un grand glissement de terrain causal. C'est sans doute la troisième explication du titre jouant sur la fusion de deux mots. Monotobio se présente comme un étonnant ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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