Pour Sartre

Il y a vingt ans, on n'aurait pas donné grand-chose de la philosophie de Sartre. En gros, on distinguait trois ou quatre strates de sartriens, et surtout d'a-sartriens. Ceux qui le suivaient depuis les Temps Modernes, avec des heurts, des brouilles et des réconciliations, mais une sorte de vivre-avec qui fonctionnaient. Merleau-Ponty, Lanzmann, Pouillon, Pontalis. Et, d'abord, Simone de Beauvoir. Puis ceux qui s'étaient frottés à lui lors de telle ou telle circonstance : par exemple, pour Michel-Antoine Burnier, la dissolution de l'Union des Étudiants Communistes par la direction stalienne du Parti, puis Mai 1968. La rupture de Sartre avec le communisme, et son rupture de Sartre avec le communisme, et son rapprochement avec les maos, furent déterminants : exeunt Michel-Antoine Burnier et ses amis.

Sommaire

Nos livres

À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

Offrez un abonnement au Nouveau Magazine littéraire

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon