Pardonnez-Moix !

Pardonnez-Moix !

Yann Moix demande pardon. Certains le lui accordent volontiers, en faisant valoir son engagement contre l'antisémitisme. Et d'autres le lui refusent catégoriquement. Étrange « égarement de jeunesse » que celui qui conduit à fréquenter des négationnistes après 40 ans. Et difficile d'accueillir sans réserve un aveu qui n'est pas offert spontanément, mais arraché à contrecoeur par des révélations médiatiques. Polémiste hypocrite protégé par son cénacle ? Homme meurtri par celui qu'il fut et honnêtement décidé à se racheter ? L'un n'empêche pas l'autre. On peut être un lâche de bonne volonté. Un enfant battu et un bourreau. Une belle plume et un sale con. Moix est-il haïssable ? Son personnage médiatique s'est donné du mal pour le devenir. Est-il impardonnable pour autant ? Le décréter serait faire bien peu de cas du pardon, au sujet duquel Derrida disait : « Pardonner le pardonnable, le véniel, l'excusable, ce qu'on peut toujours pardonner, ce n'est pas pardonner. » Mais Moix sait-il s ...

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