Par enchantement

Par enchantement

Chanson et musique sont très influentes dans l'esthétique de Tolkien, que ce soit dans la matière même des récits ou l'invention langagière.

De ses premiers poèmes publiés dans The King Edward's School Chronicle ou le Stapledon Magazine, Tolkien garda une sensibilité profonde à la musique de la langue, évoquée dans sa conférence « Un vice secret », consacrée aux langues inventées. L'« esthétique phonétique » (lettre n° 257 (1)) caractérise sa recherche constante d'une harmonie entre sens et sonorité dans l'élaboration des langues elfiques. Sa sensibilité musicale se fond dans son rapport au langage : « Toute la musique qui était en moi [...] s'est métamorphosée en termes linguistiques » (lettre n° 260). Parallèlement, son écriture est entraînée dans un devenir musical, écho de la romance médiévale. The Story of Kullervo, nouvelle inachevée de 1914, comporte de nombreux chants, tout comme Le Seigneur des anneaux, publié quelque quarante ans plus tard. Significativement, le dernier écrit sur la Terre du Milieu paru du vivant de Tolkien est le recueil de chansons The Road Goes Ever On ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Nos livres

Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

Offrez un abonnement au Nouveau Magazine littéraire

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon