Palabres en famille

Palabres en famille

Le déménagement d'un canapé-lit est l'occasion pour le romancier et essayiste de briller de mille éclats dans un road-novel autobiographique.

La quatrième de couverture promet un « récit hilarant ». Personnellement, je déteste que l'on présume de mon hilarité. Reste que ce Voyage du canapé-lit, en plus de posséder le meilleur titre de la rentrée d'hiver, est très drôle, dans des registres variés allant du gros calembour franchouillard au second degré le plus fin, de la farce scatologique rabelaisienne au gag flegmatique à l'anglaise. Le livre prend pour prétexte le transport en camionnette d'un vieux canapé-lit ; serrés dans l'habitacle, Pierre Jourde, son frère et sa belle-soeur égrènent des souvenirs de famille et s'envoient des vannes. Résultat : un mélange de road-novel autobiographique et de film à sketchs, assaisonné de digressions historiques et de considérations sur l'écriture, la famille, la France profonde...

Pour désamorcer le côté pesant voire ridicule des étalages personnels, l'auteur a préparé un feu d'artifice à la Tristram Shandy. Autant dire qu'on ne s'ennuie pas, ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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